Bien plus qu’un marathon…

« Tu sais, un jour, on fera le marathon de Paris en joëlette. Pas dans le cadre d’un partenariat entreprises, mais entre soutiens fidèles de l’Etoile de Martin. Entre potes quoi… »

« J’ai peut-être la possibilité de récupérer une douzaine de dossards pour faire le marathon de Paris en joëlette… On a besoin de savoir si on serait assez nombreux, pour relever ce défi ». Tout part de là, le 20 janvier, entre Vincent et Sébastien…
Le reste, c’est une histoire commune. Une course collective que les coureurs de l’Etoile de Martin et leurs supporteurs vous racontent de l’intérieur, avec humour et émotion. Des inconnus à 8h, une famille à l’arrivée…

« Pauline, c’est un visage de pierrot lunaire surmonté de quelques mèches blond vénitien que les dizaines de séances de chimio ne sont pas parvenues à faire tomber. Qui aurait pu penser que cette petite fille arpentant mois après mois les couloirs de l’hôpital serait, à l’âge de 15 ans, devenue marathonienne ?  Aucun bookmaker, même parmi les plus audacieux des audacieux n’aurait pris les paris. C’était sans compter sur Vincent… »
Emmanuelle

« Semaine stress : Pauline fait une pharyngite à J-4. Rdv chez le médecin en urgence….Ouf c’est réparable avant dimanche. Pauline est soulagée. Nous aussi… Lever dominical très matinal, sommes à l’heure au rendez-vous, une grande première pour nous. Ambiance conviviale et embrassades. Photo mythique sous l’Arc de triomphe… »
Sophie, la maman (avant le départ)

« C’est un petit peu la boule au ventre que je prends le départ avec mes compagnons de voyage. Mon entrainement est très léger voire complètement insuffisant : une sortie de 28 kilomètres, une autre de 20 kilomètres et un trou d’une dizaine de jours deux semaines avant le jour J.
Mais il me suffit de regarder les yeux de Pauline, le sourire de Vincent et les lunettes en étoiles sur le nez d’Emmanuelle pour avoir une totale confiance en moi. Quoiqu’il arrive mes jambes aideront ce petit bout de femme à elle aussi, devenir marathonienne. »
Guillaume (au départ)

« Rapidement, nous formons autour de la joëlette un cocon protecteur qui se relaie naturellement, sans planning préétabli, aux postes de pousseur, tireur de droite et tireur de gauche, et aux avant-postes pour écarter les coureurs qui lambinent sur « notre » ligne bleue, celle du marathon parfait. »
Emmanuelle (3eme kilomètre)

un cocon protecteur qui se relaie naturellement, sans planning préétabli, aux postes de pousseur, tireur de droite et tireur de gauche, et aux avant-postes

un cocon protecteur qui se relaie naturellement, sans planning préétabli, aux postes de pousseur, tireur de droite et tireur de gauche, et aux avant-postes

« Tout au long de cette ballade, je prends conscience de la notoriété de l’Etoile de Martin. Ça fera plaisir à toutes celles et ceux qui s’investissent sans compter pour la cause.
Même après la petite montée rue de Reuilly, l’ambiance est au beau fixe dans l’équipe. Notre capitaine de route Vincent en profite même pour prendre sa casquette de VRP et répondre aux sollicitations de concurrents qui s’intéressent à l’Etoile de Martin. »
Sébastien (7eme kilomètre)

« Je garderai précieusement dans mon cœur cette journée. Je n’avais rencontré aucun des participants, fan club ou coureurs, avant ce fameux dimanche. Et pourtant il me semble vous connaître depuis longtemps.
Un des premiers mots qui me vient à l’esprit quand je repense à cette journée est le mot fierté ! Fierté de vous avoir toutes et tous rencontré(e)s pour cette belle tranche de vie, fierté d’accompagner Pauline pour cette superbe aventure. »
Régis

« Midi moins dix, j’aperçois les banderoles de la joëlette en haut de la rue de Charenton, j’enlève le superflu et me poste juste devant le panneau. Encore un peu froid, muscles crispés mais je me dis que ça va aller. Je prends mes marques, regarde comment font les 3 guides. Des inconnus pour moi, mais on court ensemble pour une même cause. Ça unit le groupe. Les encouragements qu’on reçoit sont plus intenses que pour les coureurs « normaux ». C’est assez émouvant de vivre ça de l’intérieur, et ça motive vraiment.»
Jean-Gaël (20eme kilomètre)

« Les premières défaillances arrivent… On ne veut pas perdre de coureur en route donc niveau rythme, on a levé le pied. De cette partie en bord de Seine, je retiens nos supporters placés au 27ème dont les cris, banderoles, sourires nous aident. Eux aussi font un véritable marathon pour être postés sur le parcours aussi souvent que possible. »
Sébastien (27eme kilomètre)

« Je passe en pousseur. Ouille les bras ! Les jambes ça va impec, mais c’est dur de pousser les poignées vers le bas pour garder Pauline assise correctement tout en poussant vers l’avant.  J’apprends aussi à maîtriser l’équilibre gauche/droite, pas évident mais Pauline ne dit rien. Ouf ! Et les fanions qui viennent juste sur la figure, on n’y voit rien ! Comment ça je râle ? »
Jean-Gaël (30eme kilomètre)

Pauline, lors de la pause au Trocadéro (km 30). Le temps de se dégourdir les jambes et la future marathonienne reprendra son périple en joëlette.

Pauline, lors de la pause au Trocadéro (km 30). Le temps de se dégourdir les jambes et la future marathonienne reprendra son périple en joëlette.

« La difficulté de cette épreuve collective est que nous n’avons pas un seul mur à gérer, mais celui de chaque coureur investit dans cette aventure. Les souffrances de Laurent me font mal, mais je suis complètement incrédule face à sa volonté et son mental. Je me sens au milieu d’êtres magnifiques que la fraternité et la solidarité sont capables d’alléger comme s’ils pouvaient se détacher de la douleur et du sol. »
Guillaume (33eme kilomètre)

« Pour nous booster, les supporters sont encore là au km 36. C’est la première fois que je profite de la fin d’un marathon. Je ne dis pas que c’est facile mais je prends la mesure du chemin parcouru depuis cet appel de Vincent en janvier. Ceux qui sont sur le bitume savent qu’ils seront finishers. On glisse quelques mots aux personnes en souffrance pour les encourager. Sur les deux derniers kilomètres, j’ai vraiment l’impression d’avoir profité du moment, notamment en allant taper dans la main des personnes de l’équipage que je connais le mieux. Rien ne vaut un bonheur quand il est partagé. »
Sébastien (36eme kilomètre)

« On les attend. Avec une petite angoisse mélangée à de l’admiration. On tapote sur nos portables, les derniers encouragements….Les voilà !  Fatigués, mais heureux. Ils sont époustouflants, ils ont tout donné. Une expérience humaine incroyable, pour une petite guerrière qui n’a rien lâché et nous avouera le soir, le sourire aux lèvres « je suis fatiguée… C’était une belle « petite » journée.» Des étoiles illuminent ses yeux »
Sophie, la maman (42eme kilomètre)

La dernière ligne de droite. Porter la joëlette à bout de bras, faire une rotation de 360 degrés, le tour d'honneur pour Pauline.

La dernière ligne de droite. Porter la joëlette à bout de bras, faire une rotation de 360 degrés, le tour d’honneur pour Pauline.

« Pauline et sa « Paulinette » sont hissées dans les airs, le speaker hurle « Bravo à l’Etoile de Martin !», et une fois  la ligne d’arrivée franchie, Pauline reçoit sa médaille de marathonienne et son t-shirt rose fluo de Finisher. Alors, avec un grand sourire, elle se tourne vers Vincent, pour qu’il n’arrête pas là sa course aux rêves. Eh Vincent chiche qu’on fait le marathon de New-York ! »
Emmanuelle (ligne d’arrivée)

« C’est un bonheur que je n’ai jamais ressenti lors de toutes mes courses. J’ai du mal à m’exprimer, je pense que ce sont ces moments-là qu’on grave dans notre cœur pour l’éternité. En écrivant ces quelques mots, j’ai les larmes aux yeux, je ne peux pas expliquer ce sentiment, mais tout ce que je peux dire est que cette course était au-delà de toutes mes attentes, je suis profondément touché. Pauline, je suis plus que ravi d’avoir partagé avec toi ces 5h de bonheur. Vivement la prochaine. »
Ali

« Des marathons, y’en aura des millions. Mais des marathons comme celui-là, peut-être un seul. Pauline, quand je t’ai croisée dans le métro, avec ta famille, aussi entourée, si déterminée, j’ai tout de suite vu que ça allait coller. Pauline, elle ne voulait pas juste être une princesse sur son carrosse, elle voulait devenir marathonienne. Elle ne voulait pas aller faire pipi pour ne pas casser le rythme. Elle voulait gérer nos ravitos. Organiser la distribution. Porter 7 bouteilles d’eau pour que personne ne manque. Réapprendre à marcher à la pause au Troca. Masquer ses larmes en arrivant avenue Foch. Siffler, crier et fédérer tout ce groupe. Un groupe si éclectique, des inconnus à 8h, des amis et une famille à 15h sur la pelouse qui jouxte l’avenue Foch, entourant Laurent. »
Thomas

« Bizarrement et c’est la première fois, je n’ai aucune notion de kilométrage ou de repère temporel sur cette course. Mais peut-on vraiment parler de course ? C’était beaucoup plus que ça, une épopée au service de Pauline, au service de l’étoile de Martin, pas de chrono, pas de performance individuelle, une aventure collective et humaine dont je me souviendrai longtemps.
Le sourire de Pauline, son émotion à l’arrivée, sa bonne humeur tout au long de la journée, la détermination de Laurent malgré les difficultés, l’humour de Vincent, le fan club d’Ali tout au long du parcours, les tweets de Seb en toute circonstance, Thomas et sa Gopro gravitant autour de la joëlette, la volonté de tout le monde de finir ensemble cette belle aventure et le soutien indéfectible de nos supporters tout au long de la journée. »
Antoine

« Un petit lapin en peluche m’aura accompagné tout au long de la course, devenant ainsi lui aussi marathonien. Je l’ai confié à ma fille Julia, 21 mois, en lui demandant de prendre soin de son nouvel ami « Martin le petit lapin ». Car Martin est lui aussi devenu Marathonien ce jour-là. »
Guillaume

« Pauline vous regarde avec beaucoup d’affection, vous, coureurs au grand coeur. Vous savez comme elle ce qu’est la souffrance, Le dépassement de soi. Pousser son corps par son esprit et l’inverse. Une équipe de guerriers avec une belle démonstration d’humanité où la priorité  est de traverser cela ensemble dans la joie et la bonne humeur et de se soutenir. « Cela fait pousser des ailes »…
Sans vous son combat serait bien différent. Votre soutien est inestimable : lui montrer sportivement le chemin. Il n y a pas mot assez fort pour vous dire à quel point nous sommes reconnaissants…. Alors j’utiliserai des mots simples, qui prennent une dimension particulière dans mon cœur quand je pense à chacun de vous : « Bravo et merci ».
Sophie, la maman

« Merci à vous tous, à l’étoile de Martin… Ce marathon, si loin des records, des allures cibles précises, des courses minutées, ce marathon était mon plus beau. Merci à Pauline, et Bravo, tu rentres dans l’histoire, dans la famille des finishers et dans nos cœurs. J’espère te revoir très vite et t’accompagner plus loin. »
Thomas

7 « Mon fils de 4 ans voyant l’étoile offerte par Pauline accrochée à mes clés :
– oh Papa, elle est belle ton étoile !
– oui, c’est Pauline la jeune fille avec qui papa a couru le marathon qui me l’a offerte.
– la petite fille qui est très courageuse ?
– oui mon grand.
– Papa, quand je serai grand, je veux être courageux et faire des belles étoiles comme elle !
Je crois que Pauline a un nouveau supporter ! »
Antoine

« Je souhaite remercier tous les coureurs qui ont accepté de former cette belle équipe. Certains se sont engagés dans un marathon collectif alors qu’ils avaient les jambes pour battre leur record perso mais le solidaire a ce petit plus que le solitaire n’a pas … Je commence par les collègues d’Axens. Merci à David et Pascal, qui sont venus de Nîmes et dont c’était déjà la 4ème course en joëlette avec l’Etoile de Martin. Merci à Olivier, collègue d’entraînement du midi, et toujours prêt quand il s’agit de courir pour l’EDM même si la date tombait une semaine avant le Lyon Urban Trail où il est inscrit.
Quant à Ali, il est impressionnant, affûté comme jamais après son EcoTrail 80 km, il a toujours le sourire aux lèvres et son bonheur est communicatif. Ravi d’avoir rencontré et couru avec Antoine alias @StudioPhotoOne avec qui on a pas mal échangé sur Twitter. Merci Thomas, un super gars connu aussi lors d’un échange par hasard avec @votremarathon lors du marathon 2013. Merci enfin Jean-Gaël pour ton rôle de joker au 20ème, physiquement et moralement c’était top. Cette course a été l’occasion de faire la connaissance des autres coureurs Emmanuelle et Yannick, Régis, Guillaume, Philippe et Thierry.
Que dire sur Vincent à l’initiative de ces défis magiques, toujours au top : un grand merci à toi. Je termine mes remerciements en évoquant Laurent et Servanne, les parents de Martin, le combat qu’ils mènent au quotidien est épatant. Servanne, la présidente ultra active de l’association a mobilisé tout son réseau et a aussi étudié par cœur le réseau RATP du métro parisien pour que nous soyons encouragés tout au long du parcours.
Avoir  Laurent avec nous dans l’équipe était quelque chose qui me tenait à cœur. Ce multi marathonien qui court ses courses toujours régulièrement a accepté le défi collectif qui impose des changements de rythmes incessants. Son courage sur la deuxième moitié de course a épaté tout le monde… Pour terminer, je voudrais reprendre ses mots prononcés au micro après le passage de la ligne :  « La solidarité nous fait pousser des ailes »
Sébastien

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