Un chrono sur marathon, ça ne se décrète pas !

Avant de prendre place dans les sas d'allure, assurez-vous d'avoir bien estimé vos capacités

Avant de prendre place dans les sas d’allure, assurez-vous d’avoir bien estimé vos capacités.

L’erreur la plus fréquemment commise, dès le début de la préparation d’un marathon, consiste à se fixer un objectif chronométrique « irréalisable ». De quoi se retrouver déçu, frustré voire dégoûté, par sa course le jour J.
Comme s’il suffisait de suivre à la lettre le plan en 4 séances de 3h45 proposé par le bon copain ou par le magazine de référence pour s’assurer ce joli chrono, le jour de la course….
Malheureusement (ou heureusement) les choses sont plus compliquées que ça. Pour plusieurs raisons… qui seront très prochainement détaillées, expliquées, commentées sur ce blog. Les voici synthétisées, pour ce premier post.

Physiologiquement, chaque coureur a ses limites. Il faut donc précisément établir le potentiel réel du coureur avant de lui proposer un plan. C’est le rôle du test VMA. Idéalement, on réalise un test VMA 20 semaines avant la date du marathon. Il permet d’établir un premier plan, cohérent et adapté, sur 3 cycles de 4 semaines : adaptation, vitesse, assimilation.

On fait alors de nouveau un test VMA 8 semaines avant le marathon : de ce résultat, on pourra précisément fixer un objectif chronométrique réalisable.

On peut régresser lorsqu’on s’entraîne mal. Trop de coureurs pensent que plus ils s’entraînent  plus ils accumulent les « bornes » et mieux ils seront préparés le jour de la course. Grossière erreur ! Imaginez, comme dans les jeux vidéos, que vous disposez d’un capital de 100 points lors de votre préparation (qui durera entre 8 et 12 semaines, selon le plan choisi). Toute séance mal exécutée (trop vite, trop longtemps) ou réalisée en période de maladie ou de fatigue entame ce capital. Sans accompagnement, sans écoute régulière, un coureur peut s’enfoncer sans le savoir dans le sur-entrainement et arriver amoindri (avec uniquement 40% de ses points par exemple) sur la ligne de départ.

Une course réussie est une course maîtrisée  On doit prendre le départ d’un marathon avec un scénario et s’y tenir. Partir trop prudemment ne permettra pas de réaliser le chrono envisagé. Partir plus vite que son objectif est l’assurance de rater sa course et de le payer spectaculairement dans les 15 derniers kilomètres : le fameux mur !

Le premier marathon est une découverte. Pour cela, l’avant-course est aussi un moment d’apprentissage et d’humilité. Des dizaines de trucs et d’astuces sont à connaitre et à partager, bon nombre de conseils sont à suivre. Progresser en course à pied c’est savoir écouter, c’est comprendre, c’est parfois ralentir pour mieux courir le jour venu. Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Franchir la ligne d’arrivée de son marathon, avec plaisir et fierté, certain d’avoir tout donné, convaincu de faire mieux la prochaine fois.

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